Plans et Apple Ads entrent dans le viseur du DMA : l’UE dispose de 45 jours pour décider s’ils doivent être soumis aux règles des plateformes “gatekeepers”.
Après l’App Store, AirDrop, Apple Pay ou encore l’Apple Watch, c’est désormais au tour d’une nouvelle partie de l’écosystème d’Apple d’être dans le viseur des régulateurs de l’Union européenne. Cette fois, c’est Apple Plans et les Apple Ads qui sont dans le viseur des commissaires européens qui, selon eux, pourraient potentiellement avoir le statut de “gatekeeper”.
En effet, conformément à la loi européenne, Apple a informé les 27 qu’Apple Plans et Apple Ads regroupaient les deux critères pour être désignés comme tel, à savoir détenir plus de 45 millions d’utilisateurs actifs mensuels et avoir une capitalisation boursière supérieure à 75 milliards d’euros.
La Commission a 45 jours pour notifier Apple du verdict rendu, puis elle donnera six mois à la firme californienne pour se mettre en conformité avec les règles européennes et, surtout, avec le règlement du DMA.
Apple Ads, c’est la plateforme d’Apple qui représente ses accords publicitaires avec les annonceurs. Les développeurs peuvent ainsi payer Apple qui, via Apple Ads, affiche une pub dans les résultats de la boutique d’apps ou encore dans l’onglet “Aujourd’hui”. Des publicités peuvent également apparaître dans Apple Plans pour promouvoir l’une ou l’autre enseigne. Tout ça, ça passe par Apple Ads.
Un “gatekeeper”, c’est quoi ?
Selon la loi européenne, un “gatekeeper” est une plateforme tellement grande et incontournable qu’elle peut agir comme un garde-barrière entre les entreprises et les utilisateurs, notamment via des règles imposées par le fabricant ou pour limiter la concurrence.
L’App Store, iOS, Google Search, Windows, Facebook sont autant d’exemples désignés par l’Union européenne comme des “gatekeepers”. Ils ont donc dû eux aussi se mettre en conformité avec le DMA.
Que dit Apple ?
Apple a de son côté remis un dossier à l’Europe afin de contester contre le statut de “gatekeeper” pour Apple Plans et Apple Ads. Pour ce premier, l’entreprise argumente que son usage reste très limité en Europe face aux géants que sont Google Maps et Waze et qu’elle ne touche pas un suffisamment large public.
Apple Ads serait, pour la firme, qu’un acteur marginal du marché publicitaire européen du numérique et qu’il resterait très loin des Meta, Google et autres X. Sur ce coup, on peut difficilement donner tort à Apple, les revenus publicitaires ne représentant qu’un faible pourcentage dans sa part de revenus.
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