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Apple visée par une action en justice sur les conditions minières au Congo

Une ONG américaine affirme qu’Apple financerait indirectement des groupes armés en RDC via des minerais extraits sous contrainte par des milices.

Apple finance-t-il les milices armées congolaises et donc, indirectement, un conflit ? C’est ce que dénonce l’ONG américaine International Rights Advocates (IRAdvocates). Elle accuse Apple d’utiliser des minerais provenant de zones de conflit de République démocratique du Congo et du Rwanda, parmi lesquels du coltan, du tungstène, du cuivre, du cobalt… L’association a déposé plainte ce 25 novembre.

“Apple trompe les consommateurs et occulte le fait que ses fournisseurs comptent parmi les plus corrompus et les plus violents au monde en matière de droits humains”, justifie l’association. Pour expliquer son propos, IRAdvocates prend comme exemple la mine de coltan de Rubaya, qui est la plus grande de ce type en RDC. En 2024, la milice M23 a pris le contrôle de cette mine et y imposerait du travail forcé et des taxes lui rapportant jusqu’à 800 000$ par mois. Cette mine ferait “probablement” partie de celles qui fournissent les sous-traitants d’Apple. Au total, ce sont trois fonderies chinoises qui travaillent pour Apple depuis 2021 qui se fourniraient en coltan issu du conflit.

Pour sa part, le fabricant de l’iPhone nie catégoriquement les faits et indique que “99% du cobalt utilisé dans ses batteries est recyclé”. Ces accusations “sans fondement” iraient à l’encontre des exigences d’Apple qui aurait demandé à ses fournisseurs “d’arrêter leurs approvisionnements en matériaux en RD Congo et au Rwanda.”

Mais pour IRAdvocates, l’argumentaire ne tient pas la route. “Les fournisseurs de cobalt d’Apple exploitent les travailleurs, recourent au travail des enfants, polluent et contaminent l’environnement, expulsent de force les habitants et tuent et torturent les membres des communautés par le biais de violences commises par les forces de sécurité”, ajoute l’ONG.

Des enquêtes similaires depuis deux ans

Ce n’est pas la première fois qu’Apple est visée par une plainte de ce type. En avril 2024 déjà, le gouvernement congolais se retournait contre Apple qu’elle accusait de violer la loi américaine en se fournissant auprès de mines appartenant à une milice armée.

Suite à cette plainte du gouvernement congolais, les Etats belge et français avaient annoncé ouvrir une enquête à l’encontre d’Apple. Si l’enquête de la France a été classée sans suite en février 2025, celle de la Belgique de janvier 2025 serait toujours en cours.

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