Plusieurs projets de loi antitrust déposés devant la Chambre des États-Unis pourraient avoir des conséquences énormes sur les entreprises technologiques, dont Apple. 

Aux États-Unis, une nouvelle législation déposée récemment pourrait bien chambouler la manière de fonctionner d’Apple. À l’image de Google et d’Android en Europe, la firme de Cupertino pourrait bien prochainement être interdite de préinstaller ses applications sur ses propres produits. Une pratique considérée comme de l’autopréférence, selon le représentant David Cicilline.

Si la nouvelle législation entre en vigueur, l’entreprise technologique ne pourra plus préinstaller Safari, iMessage ou encore FaceTime. Elle devra proposer d’autres options d’applications aux utilisateurs pour remplir les différentes missions.  « Il serait tout aussi facile de télécharger cinq autres applications que celle d’Apple afin qu’elles n’utilisent pas leur domination sur le marché pour favoriser leurs propres produits et services », a déclaré David Cicilline à Bloomberg.

Cela pourrait changer radicalement le processus de configuration de l’iPhone et nuire à l’expérience utilisateur. La prise en main de l’iPhone est en effet un aspect souvent mis en avant par les utilisateurs qui, selon beaucoup, est bien pensée.

La nouvelle législation antitrust ne s’appliquerait pas uniquement à Apple. Amazon serait également concerné par cette dernière. David Cicilline reproche au géant de l’e-commerce de profiter de sa position dominante pour mettre en avant ses propres produits. Facebook et Google seraient également concernés par cette nouvelle législation.

Dans les faits, 5 projets de loi antitrust ont été déposés devant la Chambre des États-Unis. Si ces lois sont validées, elles pourraient remplacer celles sur la concurrence qui n’ont pas été révisées depuis des décennies. Elles pourraient également entrainer des changements importants dans l’industrie technologique.