Les actions antitrust à l’encontre des géants de la tech se multiplient. 

L’Union européenne s’est déjà attaquée à plusieurs acteurs parmi les plus grands du monde de la tech et est parvenue à les faire plier. C’est notamment le cas de Google. Accusée – entre autres – d’abuser de sa position dominante en préinstaller Chrome sur les smartphones Android, la firme de Mountain View a dû s’ouvrir à la concurrence et proposer des navigateurs web alternatifs aux utilisateurs. Et Apple pourrait connaitre le même sort.

Le Financial Times rapporte en effet que l’Union européenne s’intéresse de près à Apple et à ses pratiques au sein de son écosystème. Au-delà du règlement de l’App Store qui fait déjà l’objet d’une enquête de la part de l’UE, ce sont les applications natives d’Apple qui pourraient prochainement poser problème.

Le projet de l’UE à l’encontre des Big Tech pourrait les interdire de faire du favoritisme concernant leurs propres services sur leur site ou plateforme, rapporte le Financial Times, car cela représente une entrave à la concurrence. Les Big Tech pourraient ne plus être autorisées à préinstaller leurs propres applications sur leurs appareils (ordinateurs portables et smartphones) ni à forcer d’autres entreprises à préinstaller leurs logiciels.

Bruxelles souhaiterait également interdire aux géants de la tech d’empêcher la suppression de leurs applications sur leurs appareils, comme ce fut le cas sur iOS avec plusieurs applications natives.

Si Apple n’est pas la seule entreprise ciblée par le projet de l’UE, celui-ci concerne tout particulièrement la firme à la pomme dont l’écosystème est particulièrement fermé à la concurrence.

Avec iOS 14, la firme de Cupertino a entrouvert la porte à la concurrence en permettant aux utilisateurs de modifier leur navigateur et application de messagerie par défaut. Un premier pas pour Apple, mais on peut imaginer que cela soit insuffisant pour l’UE.

Si Bruxelles œuvre pour interdire les Big Tech de préinstaller leurs apps sur leurs produits, on peut s’attendre à ce qu’Apple se défende. L’entreprise américaine pourrait certainement soutenir que ces applications font partie de l’expérience de l’iPhone, comme le suggère 9to5mac.