L’entreprise signale aux forces de l’ordre les contenus qu’elle intercepte susceptible d’être de la pornographie juvénile.

Apple n’apprécie pas que ses plateformes servent au transfert ou à la sauvegarde de contenus pédopornographiques. Pour lutter contre ce phénomène, la firme californienne a mis en place un système automatisé, comme le révèle un mandat de perquisition obtenu par le média Forbes.

Si Apple a révélé procéder au scan des photos de ses utilisateurs dans le cadre de sa lutte contre les contenus pédopornographiques, la firme n’a pas été dans les détails. Un manque d’information que vient combler le mandat de perquisition consulté par Forbes.

Ainsi, on apprend que la firme ne vérifie pas manuellement chaque email envoyé, ça serait fastidieux et aussi une incroyable atteinte à la vie privée, mais fait plutôt appel à un système automatique basé sur le hachage. Il s’agit de signatures numériques attachées aux photos et vidéos de maltraitance d’enfants qui ont été identifiées précédemment comme telles. Lorsque les serveurs de la Pomme repèrent un fichier contenant un tel hachage, celui-ci est placé en quarantaine afin d’être inspecté.

La firme prévient alors les autorités compétentes, généralement le National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC). Après quoi, un employé peut alors inspecter le contenu, joindre les messages liés aux fichiers problématiques et les compiler dans un rapport qu’il enverra aux autorités compétentes.

La technique du hachage est très répandue au sein des entreprises de technologie afin de déceler des contenus illégaux, il n’est donc pas surprenant qu’Apple y ait également recours. Le fait est qu’Apple s’est toujours montré très discret sur les moyens employés pour lutter contre ce type de contenu. La firme avait abordé le sujet à l’occasion de CES de Las Vegas en janvier dernier.

Le mandat permet surtout de savoir comment la firme collabore avec les autorités américaines. Elle qui ne veut pas déverrouiller de force les smartphones de criminels, pour le plus grand regret du FBI, travaille de manière proactive avec les forces de l’ordre en matière de pédopornographie.

Le mandat sur lequel a mis la main Forbes fait référence à un cas de photos pédopornographiques envoyées depuis iCloud par mail. Le système d’Apple a détecté des traces d’abus d’enfants et a placé les photos en quarantaine. Dans son rapport, l’employé de la firme indique que l’utilisateur a tenté à plusieurs reprises d’envoyer le mail. Ce qui indique qu’Apple bloque l’envoi des contenus suspects avant d’atteindre le destinataire.

Apple aurait fourni plusieurs informations personnelles sur l’expéditeur des photos pédopornographiques aux forces de l’ordre ; nom, prénom, adresse et numéro de téléphone. De son côté, le gouvernement américain aurait demandé à Apple de lui transmettre les mails, messages et autres fichiers stockés sur l’iCloud de l’individu.