Depuis toujours, la Pomme est contre la réparation maison de ses produits. La firme travaille d’ailleurs à rendre la chose presqu’impossible que ça soit sur ses Mac, iPad et iPhone. Malgré les tentatives des législateurs californiens pour l’instauration d’un droit à la réparation, Apple confirme une nouvelle fois son opposition.

Cela fait déjà plusieurs années que certains politiques américains tentent de mettre en place une législation en faveur des consommateurs, mais les lobbys restent tout puissants. La preuve en est le récent projet de loi reporté suite à la mobilisation d’Apple et d’autres grosses entreprises. Pour y arriver, la firme californienne a souligné le risque que représentait une réparation faite maison.

Comme le rapporte MotherBoard, Apple a fait une démonstration aux législateurs avec un iPhone. L’équipe de la Pomme a démonté l’iPhone, nommé les différents composants internes du smartphone et a surtout expliqué quels risques un consommateur encourait en tentant de démonter son téléphone lui-même. Celui-ci peut notamment se blesser en perforant la batterie lithium-ion.

Déjà par le passé, Apple avait déclaré que l’iPhone était trop complexe pour qu’une personne lambda le répare elle-même.

Cela n’est pas un secret, Apple a toujours été profondément opposé au droit à la réparation. Un droit qui l’obligerait à mettre à disposition du public les moyens de réparer leurs produits en passant par les outils, pièces détachées ainsi que des tutoriels et guides de montage et démontage. Malgré son opposition, la firme californienne est consciente que des millions de consommateurs préfèrent tenter de réparer leurs produits pommés eux-mêmes plutôt que de faire appel au service client d’Apple.  

Face à la mobilisation d’Apple – ainsi que d’autres grandes entreprises telles que Sony ou Microsoft – l’auteure du projet de loi, Susan Talamentes-Eggman, a préféré le reporter « aujourd’hui, j’ai décidé de retirer le projet de loi 1163 de l’Assemblée du Comité de la protection de la vie privée et des consommateurs, dans le but de le déplacer en janvier de l’année prochaine. Bien que cette décision n’ait pas été facile, il est devenu évident que le projet de loi n’aurait pas le soutien dont il avait besoin aujourd’hui, et les fabricants avaient laissé suffisamment de doute avec des revendications vagues et non sauvegardées concernant des problèmes de confidentialité et de sécurité ».

Une victoire pour la Pomme et les autres lobbys de quelques mois, donc. Rendez-vous en janvier pour connaitre la suite de ce dossier crucial pour les consommateurs.