Le système d’alerte des AirTags serait défaillant

Sur 150 rapports de police analysés par Motherboard, les mesures prises par Apple pour lutter contre le harcèlement avec AirTags ne fonctionneraient qu’une fois sur trois.

Depuis leur lancement en avril 2021, le AirTag d’Apple, un dispositif de suivi avec balise, est régulièrement projeté malgré lui sur le devant de la scène pour les dérives qu’il engendre. Son fonctionnement est tellement précis et discret que de nombreuses personnes malintentionnées s’en servent pour suivre à la trace, harceler et espionner des gens.

Aux Etats-Unis, les AirTags sont pratiquement toutes les semaines au cœur d’une polémique de harcèlement, au grand dam d’Apple. A tel point que de nombreuses plaintes sont déposées à la police concernant du harcèlement avec AirTags. Mais selon Motherboard, le nombre de rapports de la police ne coïnciderait pas avec les moments où les victimes reçoivent une alerte sur leur téléphone.

En effet, sur 150 rapports mentionnant des AirTags, seules 50 femmes ont alerté les forces de l’ordre pour indiquer qu’elles avaient reçu une notification sur leur téléphone en raison d’un AirTag qui les suivait. 25 d’entres elles ont pu identifier le harceleur qui a utilisé la balise, qu’il s’agisse de leur patron, époux… Concrètement, la balise n’avertirait la personne suivie et harcelée qu’une fois sur trois, ce qui serait bien loin de ce qu’Apple a régulièrement mis en avant avec ses traqueurs. De plus, sur ces 150 rapports, un seul fait état d’un homme harcelé et suivi. La très grande majorité des cas concerne des femmes donc, dont le mari serait, à priori, un peu trop jaloux.

Il est évident que le système ne demande qu’à être amélioré. Et pourtant, Apple a déjà régulièrement modifié sa ligne de conduite des AirTags. Au départ, l’iPhone avertissait son propriétaire une fois que le AirTag était trop éloigné durant plus de 72 heures. La Pomme a réduit ce temps dans une intervalle comprise entre 8h et 24h. 

Mais là où le système semble rencontrer des lacunes, c’est au niveau des smartphones Android. Si un iPhone avertit très rapidement son propriétaire qu’une balise se trouve à proximité, les utilisateurs Android doivent télécharger une application et procéder à un scan des environs. Un réflexe que n’ont pas tous les utilisateurs alors que, pendant ce temps, le harceleur peut suivre à la trace sa victime en toute impunité et discrétion.

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