Les logiciels malveillants spécialement développés pour cibler les processeurs M1 peuvent contourner les outils anti-malwares d’Apple.

Présentée en novembre 2020, la puce Apple Silicon M1 a peu à peu été intégrée dans différents modèles d’ordinateurs pommés. Offrant de meilleures performances, les Mac équipés d’une telle puce ont évidemment gagné en popularité auprès des consommateurs, de quoi pousser les hackers à s’y intéresser de près. Les premiers cas de virus spécifiquement développés pour cibler ces ordinateurs n’ont d’ailleurs pas trainé et n’ont cessé de se multiplier au fil des mois, comme l’a souligné l’expert en cybersécurité Mac Patrick Wardle.

Selon lui, la pandémie de coronavirus a poussé les pirates informatiques à s’adapter aux nouveaux ordinateurs équipés d’une puce M1 puisque leur nombre a grimpé en raison du fait que la plupart des professionnels se sont mieux équipés pour télétravailler dans les meilleures conditions. C’est ainsi que de plus en plus de logiciels malveillants spécialement développés pour cibler ces machines ont vu le jour au cours de la petite année écoulée.

Pourtant, le processeur maison d’Apple est mieux équipé que ses prédécesseurs pour faire face aux attaques pirates puisqu’il intègre plusieurs fonctionnalités de sécurité. Les Mac équipés d’une puce M1 disposent en effet d’une fonction qui les protège contre l’exploitation à distance, ainsi qu’une protection d’accès physique. Malgré cela, ces machines restent des cibles de choix pour les pirates informatiques.

Selon le chercheur en cybersécurité, plusieurs nouveaux logiciels malveillants ont été spécialement développés pour échapper aux nombreux outils anti-malware d’Apple. Ce dernier en fera d’ailleurs la démonstration lors de la conférence Black Hat USA à Las Vegas, au mois d’aout. Il s’agit d’une conférence dédiée à la sécurité informatique.

Étudier les logiciels malveillants est primordial pour les experts en cybersécurité. Cela leur permet de comprendre comment ils fonctionnent, mais également comment leurs auteurs parviennent à leurs fins. De cette manière, ils peuvent conseiller les constructeurs, entreprises et développeurs de logiciels antivirus, car selon Wardle, de nombreux antivirus ne détecteraient toujours pas les logiciels malveillants ciblant les processeurs M1 en raison du fait que leur base de données n’est pas à jour.