Selon Tim Cook, il y aurait 47 fois moins de malwares sur iOS que sur Android, et ce, grâce au cloisonnement de l’App Store.

Depuis un moment déjà, la politique de la boutique d’applications d’Apple est fortement critiquée par les développeurs. Elle fait d’ailleurs l’objet de plusieurs enquêtes pour pratiques anticoncurrentielles, en Europe et aux États-Unis, mais l’App Store peut évidemment compter sur le PDG de l’entreprise, Tim Cook, pour défendre son fonctionnement.

Lors d’une interview accordée au média Brut durant le salon VivaTech de Paris, Tim Cook a souligné combien la sécurité de l’iPhone reposait sur le monopole assumé de l’App Store. C’est parce que la firme de Cupertino impose aux utilisateurs de passer par sa boutique d’applications sécurisée que les malwares seraient en sous-nombre sur l’iPhone par rapport aux smartphones sous Android.

« [Si] vous regardez les logiciels malveillants en guise exemple, et Android a 47 fois plus de logiciels malveillants qu’iOS », a ainsi souligné Tim Cook, faisant vraisemblablement référence à un rapport de 2019 réalisé par Nokia, comme le rapporte PhonAndroid. Le rapport indiquait en effet qu’Android était responsable de 47% des infections de malwares détectées sur les smartphones, contre moins de 1% sur iPhone. Des chiffres qui ont évolué en 2020, passant de 47% à 26,6% pour Android et de 1% à 1,7% pour iOS.

« Nous avons conçu iOS de telle sorte qu’il n’y ait qu’un seul App Store et que toutes les applications soient examinées avant d’entrer sur le magasin. Cela empêche beaucoup de ces logiciels malveillants de pénétrer l’écosystème », souligne une nouvelle fois Tim Cook.

Ce dernier a également assuré que « les clients nous disent continuellement combien ils attachent de l’importance à cela [la sécurité]. Nous allons donc défendre l’utilisateur dans les discussions et nous verrons où cela va. Je suis optimiste, je pense que la plupart des gens qui s’intéressent à la sécurité savent que c’est un risque majeur » de permettre aux utilisateurs de télécharger des applications en dehors de l’App Store. Ici, l’homme fait référence aux différentes enquêtes dont fait l’objet l’App Store en Europe et aux États-Unis. Reste à voir si les arguments d’Apple seront suffisants et démontreront que ses pratiques ne sont pas anticoncurrentielles.