Selon des communications internes récupérées, Apple était conscient que son clavier à touches papillon était de mauvaise facture.

De toute évidence, l’affaire des touches papillon n’est pas près d’être enterrée. La firme de Cupertino doit en effet faire face à un nouveau recours collectif déposé dans 7 États américains. Les plaignants reprochent à Apple la conception défectueuse du clavier papillon que l’on retrouve sur les MacBook de 2015 et 2017, ainsi que sur les MacBook Pro de 2016 et 2019 et enfin, sur les MacBook Air 2018 et 2019.

Les fameuses touches papillon se sont en effet retrouvées sur un nombre important de modèles d’ordinateurs portables Apple, et ce, pendant plusieurs années, multipliant le nombre d’utilisateurs qui se sont sentis floués par la firme américaine. Apple a d’ailleurs déjà fait l’objet de plusieurs critiques et plaintes à ce sujet. Elle avait d’ailleurs fini par reconnaitre le problème et avait mis en place un programme de réparation pour les modèles de MacBook qui présentaient un problème.

Le nouveau recours collectif américain découle en réalité d’une plainte déposée en 2018. Après trois ans d’attente, le juge Edward Davila a validé le dépôt de plainte et l’a requalifié en recours collectif, malgré l’opposition d’Apple.

Les plaignants assurent qu’Apple savait depuis longtemps que le mécanisme papillon des touches était défectueux. Des communications internes à Apple jointes au dossier prouveraient en effet que l’entreprise américaine était consciente du problème. La firme à la pomme aurait ainsi enfreint plusieurs lois de différents États américains, notamment la loi sur la concurrence déloyale, celle sur les pratiques commerciales trompeuses et celle sur la protection des consommateurs.

Apple devra donc prouver qu’il n’a pas sciemment fabriqué de claviers défectueux pendant plusieurs années. Si la firme américaine ne fournit pas les preuves nécessaires, l’affaire des claviers papillon pourrait reprendre de plus belle et faire mal à Apple.