Le nombre de malwares visant les Mac a augmenté de 1.092% en 2020.

Réputés pour être moins perméables et moins sensibles aux attaques virales, les Mac ne sont pas pour autant immunisés contre les logiciels malveillants. L’année dernière a d’ailleurs été une année compliquée pour macOS puisque le système d’exploitation des Mac a dû faire face à une augmentation significative du nombre de malwares les ciblant. Les ordinateurs d’Apple ont été exposés à plus de 670.000 malwares macOS contre seulement 56.000 en 2019, selon le dernier rapport d’Atlas VPN.

C’est donc une hausse particulièrement significative de logiciels malveillants macOS à laquelle ont fait face les Mac, mais ce n’est rien en comparaison des ordinateurs sous Windows. Beaucoup plus ciblées en temps normal, les machines sous Windows ont dû faire face à plus de 91 millions de nouveaux malwares en 2020. Cela représente 249.000 menaces par jour en moyenne, contre 1.800 sur macOS. Des chiffres relativement stables pour Windows.

Cette différence peut facilement s’expliquer. En tant que système d’exploitation le plus utilisé au monde, Windows est forcément plus ciblé par les hackers. Ensuite, le système de macOS est beaucoup plus fermé, réduisant les risques de contamination, mais cela ne veut pas dire qu’il est imperméable aux attaques virales.

À peine sortis, les nouveaux ordinateurs pommés équipés d’une puce maison Apple Silicon M1 ont déjà eu droit à leurs propres logiciels malveillants dédiés.

Il est difficile de déterminer la ou les raisons pour lesquelles les hackers se sont autant concentrés sur macOS, mais le fait est que les logiciels malveillants de tous types sont désormais plus faciles à développer. « De nos jours, les pirates informatiques n’ont même pas besoin de compétences avancées en programmation, car ils peuvent acheter un code malveillant prêt à l’emploi, l’adapter à leurs besoins avec un peu de codage et établir une toute nouvelle menace », indique Atlas VPN dans son rapport.

La pandémie de coronavirus pourrait également y être pour quelque chose. Les tentatives de piratage ont en effet augmenté au cours de l’année dernière, et ce, de manière générale. Bon nombre de ces attaques surfaient d’ailleurs sur la crise du coronavirus pour se propager et faire des victimes.