Ceux qui refusent le travail forcé seraient envoyés en centre de détention.

Apple est à nouveau au cœur de la tourmente à la suite d’une enquête sur les conditions de travail mises en place par certains de ses fournisseurs. Selon une nouvelle enquête de Tech Transparency Project, organisme défenseur des droits de l’Homme, l’un de ses plus anciens fournisseurs, Lens Technology, imposerait le travail forcé à ses travailleurs. Ces derniers n’auraient pas le choix de travailler sous la contrainte, au risque d’être envoyés dans des centres de détention.

Les travailleurs chinois en question proviendraient de la communauté ouïghoure, une minorité musulmane persécutée en Chine. Les conditions de travail dans lesquels ils exercent sont semblables à des prisons, selon le rapport de Tech Transparency Project consulté par le Washington Post.

De son côté, Apple nie les allégations selon lesquelles sa chaîne de production reposerait sur du travail forcé. Le porte-parole de l’entreprise, Josh Rosenstock, a indiqué avoir enquêté sur Lens Technology qui ne compte aucun travailleur ouïghour.

« Apple a une tolérance zéro pour le travail forcé », a déclaré Rosenstock. « La recherche de la présence de travail forcé fait partie de chaque évaluation de fournisseur que nous menons, y compris des audits surprises. Ces protections s’appliquent à toute la chaîne d’approvisionnement, quel que soit le poste ou l’emplacement d’une personne. Toute violation de nos politiques a des conséquences immédiates, y compris une éventuelle résiliation de l’activité. Comme toujours, notre objectif est de nous assurer que tout le monde est traité avec dignité et respect, et nous continuerons de faire tout ce que nous pouvons pour protéger les travailleurs de notre chaîne d’approvisionnement », a-t-il poursuivi.

Récemment, à la suite d’accusations similaires, Apple a pris ses distances avec un autre de ses fournisseurs, même si la firme américaine continue malgré tout de travailler avec.

En novembre dernier, Apple avait également été accusé de vouloir saboter la loi américaine contre le travail forcé. Cette dernière imposait aux entreprises de s’assurer qu’une telle pratique n’était pas appliquée chez aucun de leurs fournisseurs.