Apple demande désormais des dommages et intérêts à Epic Games, l’éditeur de Fortnite dont il a banni les applications de ses iPhone et autres appareils, signe d’une nouvelle escalade dans la bataille juridique et médiatique entre les deux groupes.

« Le procès intenté par Epic n’est jamais qu’un désaccord financier basique », argumente Apple dans une nouvelle plainte déposée mardi.

« Bien qu’Epic veuille se faire passer pour un Robin des Bois moderne des entreprises, c’est en réalité une société qui vaut plusieurs milliards de dollars et qui ne veut rien payer pour l’App Store, même si elle en dégage énormément de valeur », poursuit Apple.

Ce nouveau rebondissement intervient après que l’éditeur du très populaire jeu de tir et de survie a déposé un recours vendredi soir, pour tenter de convaincre la juge californienne d’ordonner une réinstallation de l’appli, en attendant le procès.

Les deux sociétés américaines s’affrontent depuis plusieurs semaines sur la commission de 30% qu’Apple prélève sur les achats des consommateurs via l’App Store.

Epic Games a tenté en août de contourner la technologie de paiement d’iOS, le système d’exploitation d’Apple, et a intenté un procès au fabricant de l’iPhone, qu’il accuse d’abus de position dominante.

Apple a aussitôt retiré Fortnite de l’App Store, l’incontournable plateforme de téléchargement d’applications sur ses appareils. Le 24 août, la juge Yvonne Gonzalez Rogers lui a donné raison sur ce point, puisqu’il y avait rupture de contrat.

Après plusieurs attaques et contre-attaques, la marque à la pomme exige le paiement de « dommages à titre de compensation et de punition ».

Apple, juge et partie sur l’App Store, se défend régulièrement de tout abus en expliquant que les commissions, d’un niveau standard sur d’autres magasins équivalents, servent à protéger les applications et leurs utilisateurs des pirates et des arnaques.

AFP