Apple a envisagé de prendre une commission de 40% sur l’ensemble des achats et souscriptions d’abonnement réalisés depuis l’App Store.

Dans le cadre de l’enquête menée par la Chambre des États-Unis concernant les pratiques anticoncurrentielles des GAFA, le PDG d’Apple, Tim Cook, a été amené à s’exprimer à plusieurs reprises sur la politique appliquée sur l’App Store. Depuis plusieurs semaines, la boutique d’applications de la firme californienne fait l’objet de nombreuses critiques concernant notamment la commission appliquée sur l’ensemble des achats et des abonnements souscrits sur celle-ci.

Au cours de l’interrogatoire de Tim Cook par les membres de la Chambre des États-Unis, plusieurs documents internes ont été passés en revue, dont un mail en particulier. Daté de mars 2011, le mail envoyé par Eddy Cue, le vice-président senior des services et logiciels internet chez Apple, à plusieurs hauts responsables de l’entreprise évoque l’idée de prélever une commission de 40% la première année. Eddy Cue précise qu’il doit encore sécuriser quelques accords et déterminer si ce pourcentage est « juste ». Ce à quoi l’un des responsables, Jai Chulani, a répondu : « je pense que nous pourrions perdre de l’argent si nous demandons juste 30% la première année d’abonnement ». À cette époque, cette commission devait avant tout s’appliquer sur les app proposant du contenu numérique comme Hulu sur l’Apple TV.

Au final, malgré ces discussions, la firme californienne a opté pour une commission de 30% appliquée sur l’ensemble des abonnements achetés via l’App Store au cours de la première année, après quoi la commission passe à 15%.

Durant son entretien, Tim Cook a justifié à plusieurs reprises cette commission, dont les frais de structure que la gestion de la boutique d’applications entraîne. Il a également rappelé que l’App Store fournit une vitrine prestigieuse aux apps présentes sur la plateforme et que le montant de la commission n’avait pas évolué depuis le lancement du service en 2011.

Reste à voir si les arguments avancés par le PDG de l’entreprise suffiront à contrer les accusations de pratiques anticoncurrentielles à l’encontre de l’App Store.