La Pomme aurait continué de collaborer avec un développeur, malgré qu’il ait été placé sur liste noire par l’US Office of Foreign Assets Control (OFAC).

Comme le rapporte le Wall Street Journal, l’OFAC lui reproche évidemment d’avoir poursuivi sa relation professionnelle avec le développeur malgré ses recommandations. Pour comprendre cette affaire, il faut remonter en 2008 lorsqu’Apple conclu un accord avec SIS d.o.o, un développeur basé en Slovénie.

À cette époque, le développeur était encore dans les grâces de l’OFAC, il n’y avait donc aucun problème à ce qu’Apple signe un contrat avec celui-ci. Mais en 2015, cela change puisque le dirigeant de SIS d.o.o et sa société ont été placé sur liste noire après que la participation de ce dernier à un réseau international de trafic de stéroïdes ait été révélée. L’embargo a seulement été levé en mai 2017.

Or, pendant ces deux années d’exil, Apple a continué à travailler avec le développeur. La firme californienne a effectué 47 paiements en lien avec des applications blacklistées par l’OFAC et collecté plus d’un million de dollars grâce au téléchargement de ces applications – puisqu’Apple touche une commission sur les applications proposées sur l’App Store.

Pour l’OFAC, il s’agit d’une véritable négligence de la part d’Apple qui démontre une certaine défaillance de sa part et du « mépris inconsidéré pour les exigences de sanctions américaines ».

De son côté, Apple a accepté de payer l’amende et a apporté des modifications adéquates pour ne plus se retrouver dans cette situation.