Apple a annoncé lundi que la prochaine génération de son ordinateur haut de gamme Mac Pro continuerait d’être fabriquée aux États-Unis après avoir obtenu vendredi du gouvernement américain des exemptions douanières sur plusieurs composants.

“Dans le cadre de son engagement en faveur de la croissance économique américaine, Apple a confirmé aujourd’hui que la nouvelle version de son Mac Pro serait fabriquée à Austin au Texas”, a indiqué Apple dans un communiqué publié sur son site.

Selon la firme à la pomme, la fabrication du nouveau Mac Pro a été “rendue possible après une exemption fédérale sur des produits qu’Apple a reçue pour certains composants fondamentaux.”

Les services du bureau du représentant américain au Commerce (USTR) ont accordé vendredi au géant californien une exonération sur 10 composants d’ordinateurs importés de Chine, jusqu’alors visés par une surtaxe de 25%.

“La valeur des composants du nouveau Mac Pro fabriqué aux États-Unis sera 2,5 fois supérieure à celle de la génération précédente”, a affirmé Apple, qui précise que 12 entreprises américaines participeront à l’élaboration, au développement et à la production de l’ordinateur pour sa commercialisation aux États-Unis.

Le Mac Pro, vendu à partir de 6.000 dollars, est fabriqué depuis 2013 dans la même usine, située dans la capitale du Texas.

Le PDG d’Apple Tim Cook s’est dit “fier” de poursuivre la production de ce produit sur le sol américain, remerciant “l’administration pour son soutien.”

Le Wall Street Journal avait affirmé fin juin que Apple avait décidé de transférer la production du nouveau Mac Pro vers la Chine.

Quelques semaines plus tard, le président américain Donald Trump avait assuré que l’entreprise ne bénéficierait pas de traitement de faveur sur les tarifs douaniers, exhortant le géant américain à produire aux États-Unis s’il ne voulait pas souffrir de la guerre commerciale avec la Chine.

“Fabriquez-les aux États-Unis, pas de tarifs!”, avait alors tweeté le locataire de la Maison-Blanche.

Pékin et Washington sont engagés depuis plus d’un an dans un bras de fer commercial, s’imposant mutuellement des tarifs douaniers.