Après la révélation de l’enregistrement et de l’écoute des interactions adressées à Siri, la Pomme fait aujourd’hui l’objet d’un recours collectif.

Le mois dernier, un rapport de The Guardian révélait que certaines conversations partagées avec Siri étaient conservées sur les serveurs de la Pomme et écouter par des sous-traitants de la firme. Si certains utilisateurs se doutaient de la chose – surtout après les révélations équivalentes concernant Alexa d’Amazon et l’assistant virtuel de Google -, d’autres ont été véritablement scandalisés.

Apple a très rapidement réagi face à l’indignation et a annoncé suspendre son programme d’écoute des enregistrements avec Siri le temps de développer une alternative acceptable pour ses utilisateurs. La firme californienne a également promis qu’elle allait mettre en place une option que les utilisateurs pourraient activer ou non s’ils ne souhaitent pas que leurs interactions avec Siri soient enregistrées et écouter.

Un engagement louable, mais pour certain, le mal est déjà fait. Apple fait l’objet d’un recours collectif comme l’a révélé Kif Lewsing, sur Twitter. Une plainte a été déposée devant le tribunal fédéral du nord de la Californie. Les plaignants reprochent à Apple d’avoir « enregistré de manière illégale et intentionnelle des communications confidentielles de personnes sans consentement ».

La plainte affirme qu’Apple a violé la loi californienne sur l’invasion de la vie privée, mais également la loi sur la concurrence déloyale, celle sur les recours juridiques des consommateurs, ainsi que la loi sur le jugement déclaratoire.

Les plaignants reprochent également que les conditions générales d’Apple ne fassent aucune référence à l’enregistrement et l’écoute des conversations avec Siri. « Les demandeurs n’ont à aucun moment consenti à ces enregistrements illégaux. Apple ne révèle pas que les appareils Siri enregistrent des conversations qui ne sont pas précédées d’une phrase ou d’un geste de réveil. Les demanderesses Lopez et AL n’ont donc pas accepté d’être enregistrées par leurs dispositifs Siri, respectivement. De plus, Apple n’aurait pas pu obtenir l’accord de la demanderesse AL, une mineure sans compte Apple », précise la plainte.

Dans le rapport qui a révélé l’enregistrement des interactions avec Siri, il a également été souligné que Siri pouvait s’activer par accident. Un point qui ne passe pas pour les plaignants.

« Apple a cherché à se distinguer des sociétés technologiques concurrentes, telles que Facebook, Amazon et Apple, impliquées dans des scandales impliquant la collecte, le partage ou la vente de données utilisateur en vantant ses protections de la vie privée », insiste la plainte..

Les plaignants exigent des dommages et intérêts dont le montant n’a pas été spécifié. Ils exigent également qu’Apple supprime l’ensemble des enregistrements de Siri.