Depuis des années, la firme californienne a souvent tenu un discours très engagé vis-à-vis du respect de la vie privée et des données personnelles de ses utilisateurs. Un engagement qui est aujourd’hui remis en cause par plusieurs groupes de défenses de la protection de la vie privée.

Selon la Pomme, le respect à la vie privée et la protection des données personnelles des consommateurs seraient un droit fondamental. Un joli engagement de la part de la Pomme qui a souvent été félicité, mais aujourd’hui, Apple fait tout de même l’objet de critiques à ce sujet. En plus d’être dans le collimateur de plusieurs associations de défense de la vie privée des consommateurs, la Pomme fait face également à des critiques de la part de législateurs américains.

Selon ces derniers, la firme californienne jouerait à un double jeu. D’un côté, elle milite pour une législation en faveur des consommateurs assurant un cadre plus strict et protecteur de leurs données et vies privées. De l’autre, elle ne ferait pas grande chose pour que la situation évolue.

Le faux engagement de la Pomme ne se limiterait pas à une tromperie de façade, mais agirait en défaveur de certaines lois orientées  vers les consommateurs. Selon ses opposants, Apple ferait pression pour retarder la mise en place de lois concernant le droit à la réparation. Un point sur lequel Apple ne semble effectivement pas prêt à lâcher du lest.

Selon le Washington Post relayant les propos de Suzan DelBen, membre du parti démocrate, Tim Cook se serait montré réticent face à sa proposition de loi concernant l’obligation d’obtenir le consentement des utilisateurs avant tout traitement de leurs données personnelles.

Le sénateur Mark R. Warner a également rapporté le manque de soutien de la firme californienne et plus particulièrement de son PDG Tim Cook concernant des projets de loi. Des reproches que d’autres personnalités politiques américaines ont également adressés à la Pomme.

Suite à la publication du Washington Post, Apple n’a pas manqué de réagir via un porte-parole « nous sommes les premiers à dire que nous pouvons faire plus et nous nous mettons constamment au défi de le faire. Nous avons proposé de contribuer à la rédaction de la législation et nous renouvelons cette offre ». Une déclaration qui manque peut-être de conviction.