La guerre froide entre Facebook et Apple n’est pas près de s’arrêter. Après les propos tenus par Tim Cook concernant le manque de protection des données des utilisateurs de Facebook, Nick Clegg a réagi. Le chef des affaires internationales du réseau social a affirmé que le site n’était pas un “club privé”, à la différence d’Apple.

Le tonnerre gronde toujours entre les deux sociétés américaines Facebook et Apple. La guerre froide est plus qu’engagée, mais des deux côtés on reste toutefois évasif quant à l’identité de l’opposant. Toutefois, les deux géants continuent de se répondre. C’est le cas, cette fois encore avec la réaction de Nick Clegg, lors d’un événement qui s’est déroulé à Dublin, faisant écho à un tacle de Tim Cook.

Pour rappel, le CEO d’Apple a appelé les “sociétés de la Silicon Valley” à mieux protéger les données de leurs utilisateurs. Expliquant même que le manque d’attention de certaines compagnies avait inévitablement mené à la création d’une “usine à chaos”.

Alors qu’on lui posait une question sur la protection de la vie privée, Nick Clegg a simplement répondu que “Facebook est gratuit, c’est pour tout le monde. D’autres grandes compagnies dans les technologies se font de l’argent en vendant des programmes chers ou en proposant des souscriptions à certains services, et parfois les deux. Ce sont des clubs privés, disponibles uniquement aux potentiels consommateurs qui ont l’intention de payer des produits et des services à la haute valeur pécuniaire”.

Une réponse qui n’en est pas vraiment une, mais davantage une critique de Tim Cook et d’Apple suite au commentaire de ce premier. Selon Nick Clegg, s’il y a plus de 2 millions d’utilisateurs de Facebook, c’est parce que tout le monde peut s’y inscrire. “Il n’y a pas d’exclusivité sur Facebook, pas d’accès VIP, pas de classe business”, a-t-il ajouté. Un argument comme pour justifier qu’avec le nombre important d’utilisateurs, la protection des données des utilisateurs ne pouvait pas être parfaite. Une réponse légèrement hors de propos, donc, alors que l’on se rappelle le scandale de Cambridge Analyctica.