Comme nous l’exposions ce lundi matin, la sénatrice américaine Elizabeth Warren a exposé le fond de sa pensée quant aux géants technologiques, incluant des sociétés comme Apple, Google, Amazon et même Facebook.

D’après elle, ces trop grandes sociétés technologiques ont beaucoup de pouvoir et beaucoup trop d’influence sur l’économie ainsi que sur la société en général. Cela serait un frein à l’évolution et étoufferait, de facto, de plus petites sociétés parfois même plus innovantes.

Comme la sénatrice l’explique, ces sociétés ont réussi leur évolution grâce à deux stratégies : en achetant d’autres sociétés d’envergure plus petites et en mettant en place des boutiques propriétaires et vérouillées, afin d’empêcher toute concurrence.

Pour Elizabeth Warren, il ne devrait pas être permis à un fabricant de créer une boutique en ligne et de vendre ses propres produits dessus.

Apple, vous devez les séparer de leur App Store. Ce doit être l’un ou l’autre. Soit ils gèrent la plate-forme, soit ils s’occupent d’applications. Ils ne doivent pas pouvoir faire les deux en même temps.

Au cours d’une interview accordée à The Verge, la sénatrice a expliqué qu’il y a trop d’avantages à agir de la sorte. Cela vaut aussi bien pour Apple que Google avec Android, mais cela s’applique tout aussi bien à Amazon.

Si vous gérez une plate-forme où d’autres peuvent vendre leur produit, vous ne devez pas vendre vos propres objets sur cette plate-forme, car cela vous donne deux avantages compétitifs. Le premier, c’est que vous pouvez collecter des informations sur chaque acheter et chaque vendeur avant de décider ce que vous allez vendre. Le second, c’est que vous avez la capacité – parce que vous gérez la plate-forme – de privilégier vos propres produits par rapport à ceux des autres. Cela procure donc un avantage considérable.

La sénatrice Warren n’appelle pas ça de la concurrence, mais considère cela comme étant la possibilité de “se donner une position dominante sur le marché“.

Le coup d’envoi de la campagne présidentielle américaine pour 2020 vient seulement d’être donné. Il devrait être à nouveau possible d’entendre parler de ce projet de démantèlement des géants du numérique de la part de la sénatrice.