Depuis octobre, 50.000 ouvriers des usines de Foxconn ont vu la durée de leur contrat amputée face à la baisse de production de l’iPhone. L’ensemble de la chaîne souffre de la situation d’Apple.

Quand Apple se porte mal, le virus se répand. Début janvier, Tim Cook confirmait dans une lettre ouverte les craintes des investisseurs : la demande d’iPhone est en baisse et, par conséquent, la production suit.

Résultat des courses : toute la chaîne de production de l’iPhone est touchée de plein foeut, au grand dépit de Foxconn, le principal fournisseur de la Pomme. Face à cette situation, le groupe taïwainais en charge de l’assemblage des iPhone aurait commencé à réduire drastiquement ses effectifs. Depuis octobre, 50.000 ouvriers auraient pris la direction de la sortie des usines, d’après un rapport de Nikkei.

Il s’agit essentiellement de travailleurs saisonniers affectés à la production d’iPhone et dont le contrat n’a pas été reconduit à son issue. D’ordinaire, cela fait déjà partie de la stratégie de Foxconn. Cependant, ces départs ont clairement été accélérés à cause des mauvais résultats de la firme pommée.

D’après le rapport, Foxconn a pour habitude de renouveler les contrats au mois d’août pour couvrir la période qui suit jusque mi-janvier voire fin janvier, lorsque la production de l’iPhone repart à la baisse. Autrement dit, les contrats saisonniers ont pris fin avec trois mois d’avance.

Le séisme touche l’ensemble de la chaîne

Le cas de Foxconn n’est pas isolé : Pegatron, le deuxième plus gros producteur d’iPhone, a commencé à mettre fin aux contrats mensuels de ses ouvriers dès le mois de novembre.

Cet autre fournisseur réduit habituellement sa main-d’oeuvre de plusieurs milliers de travailleurs chaque mois pour passer d’un effectif de 200.000 à 100.000 personnes, le minimum requis pour maintenir les chaînes en action. Seulement, la réduction des effectifs est là aussi survenue plus tôt que prévu.

Loin de ne s’appliquer qu’à ces deux partenaires, la perte de vitesse de l’iPhone a un impact sur l’ensemble de la chaîne. Le rapport de Nikkei mentionne un “fournisseur de composants clé basé à Shenzhen” qui a demandé à ses ouvriers de prendre des vacances prolongées entre octobre et mars, période à l’issue de laquelle la firme décidera de les licencier ou non.