Interrogé sur la crise que subit Apple, le Président Trump n’a pas manqué de tacler la firme de Cupertino quant à ses usines installées en Chine. Mais, malgré cela, le Président est convaincu qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter de la situation d’Apple.

Les temps sont durs pour la Pomme. En cause, les ventes des derniers modèles d’iPhone beaucoup moins importantes que prévu, des démêlés avec la justice chinoise, ainsi que l’une des politiques mises en place par Donald Trump concernant les tarifs douaniers. Une politique qui punit financièrement les grandes entreprises qui produisent leurs produits à l’extérieur du pays.

Lors d’un point presse organisé à la Maison-Blanche, le Président américain a affirmé qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter. La firme de Cupertino est forte et ses actions en bourse ont connu une augmentation de plusieurs « centaines de pour cent » depuis son accession à la présidence. Une hausse qui serait liée à son arrivée à la tête du pouvoir du pays et à sa politique financière centrée sur les États-Unis.

Une affirmation légèrement augmentée, comme le souligne le journaliste Kif Leswing. En 2016, lors de sa nomination à la présidence, le titre d’Apple valait 111,06$, contre 144,53$, aujourd’hui. La progression est donc de 30,1% et non plusieurs centaines de pour cent. Malgré cette hyperbole, le cours d’Apple a encore chuté de 1% en bourse après les propos du Président américain.

Donald Trump a d’ailleurs profité de la question d’une journaliste pour souligner le fait que la Pomme produise en dehors du territoire américain, malgré ses sollicitations : « Apple fabrique ses produits en Chine, je l’ai dit à Tim Cook qui est un ami à moi et que j’apprécie beaucoup, faites construire vos produits aux États-Unis, faites construire ces jolies usines longues de plusieurs kilomètres. Faites construire ces usines aux États-Unis, je préférerais cela ». La Pomme serait donc, en partie, responsable de sa chute.

La réaction inamicale du Président des États-Unis ne devrait pas aider Apple à redresser le navire. Tim Cook a joué la carte de la franchise en avouant à ses investisseurs que la firme connaissait des jours difficiles. Un coup de poker qui n’a pas été payant, l’action Apple a perdu 9% en bourse dès le lendemain.