Il y a cinq ans presque jour pour jour disparaissait le génial inventeur de l’iPhone et de l’iPod. Si Steve Jobs a disparu de ce monde, son esprit vit toujours au travers de l’entreprise qu’il a créée. Retour sur le parcours d’un homme qui a réussi à bouleverser le monde de l’électronique.

Crédit Photo: D.R.
Crédit Photo: D.R.

Steve Jobs est décédé depuis 5 ans maintenant. Cet homme, connu principalement en tant que cofondateur de la firme de Cupertino, fut un véritable visionnaire et le moins que l’on puisse dire, c’est que son aura continue de transparaître là où il est passé. Nous vous proposons donc de revenir sur la carrière de ce précurseur.

Des rencontres à la base du succès 

Né le 24 février 1955 en Californie, Steve Jobs apprendra dès le plus jeune âge les rudiments concernant l’électronique via son père adoptif, ce dernier étant machiniste pour une société qui fabriquait des lasers. Sa mère, quant à elle, lui apprendra à lire avant même qu’il n’entre à l’école primaire. En d’autres mots, Steve Jobs possédait déjà une belle avance sur ces camarades de classe alors qu’il n’avait pas encore franchi les portes de la scolarité.

Pourtant, son cursus ne sera pas un long fleuve tranquille puisqu’à la suite de problèmes scolaires, il poussera ses parents à le changer d’établissement. Il rejoindra donc la Cupertino Middle School et ensuite la Homestead High School où il rencontrera Larry Lang. Ce dernier le fera entrer dans le club des Explorateurs de Hewlett-Packard. Les activités de ce groupe consistaient en la venue, une fois par semaine, d’un ingénieur qui présentait aux “Explorateurs” ses travaux. C’est de cette façon que Steve Jobs découvrira le premier ordinateur de bureau que Hewlett-Packard développe.

Ensuite, lors d’un job d’été, il rencontrera Steve Wozniak, un jeune homme qui a la même passion que lui : l’électronique.

Apple, création d’une marque forte

Ce n’est que bien plus tard que le monde entendra parler de Steve Jobs.

Tout commence en 1975 lorsque Steve Wozniak construit l’Apple 1. La machine, une fois terminée, impressionne fortement Jobs au point que ce dernier propose à son comparse de créer une entreprise pour la vendre. Steve Jobs n’a alors que 25 ans quand est fondée l’entreprise “Apple”. Pour l’anecdote, sachez que le nom de l’entreprise, une idée de Jobs, est lié à deux éléments : le cofondateur de l’entreprise était dans une phase “pommes” et en consommait beaucoup, et le fait qu’Apple apparaîtrait dans l’annuaire avant Atari, un concurrent de taille.

Ce n’est qu’après de nombreuses avancées que le Macintosh verra le jour. Ainsi, en 1984, les premiers ordinateurs personnels sont présentés au public. Certains observateurs iront jusqu’à parler du plus grand “vol industriel de l’histoire” tant les créateurs de la machine en question avaient lorgné sur d’autres projets pour créer le leur. Steve Jobs s’en défendait de la manière suivante : “Les bons artistes copient, les grands artistes volent. Et, à Apple, on n’a jamais eu de scrupules pour prendre aux meilleurs.

Avec le projet apparaissent des éléments connus de tous aujourd’hui comme la souris, les menus déroulants, les icônes, la corbeille, etc.

Apple 1 - Crédit photo: DR
Apple 1 – Crédit photo: DR

Le grand manitou prend la porte

Steve Jobs est considéré comme un visionnaire concernant la technologie mais il n’avait, comme tout homme, pas que des qualités. Par exemple, certains de ses employés n’ont pas hésité à le qualifier de capricieux. L’un d’eux ira jusqu’à dire que Jobs imposait ses conceptions à tous ceux qui l’entouraient. Il lui arrivera même d’humilier ses collègues en public.

D’ailleurs, parmi ses défauts, il y en a un qui refaisait régulièrement surface : sa vision binaire quant aux travaux de ses collègues, soit ils étaient géniaux, soit nuls. Et il établissait le même procédé avec les individus qu’il rencontrait à l’époque. Inutile de préciser que peu nombreux sont ceux à être entrés dans la première catégorie…

Comble du comble, il poussait certaines personnes à bout par son attitude, allant jusqu’à rejeter une idée avant de la remettre sur la table en faisant croire qu’elle venait de lui.

Tout ceci aura des répercussions néfastes pour l’entreprise. Les ventes finiront pas s’essouffler et des luttes de pouvoirs en interne tireront inéluctablement l’entreprise vers le bas. Le conseil d’administration décidera alors de licencier Steve Jobs de son poste mais le conservera tout de même en tant que responsable d’un bureau éloigné du centre décisionnel d’Apple. Il choisira de quitter l’entreprise de lui même en 1985.

La suite : NeXT 

Jobs ne compte pas en rester là et fonde NeXT Computer avec ses deniers. Il investit alors 7 millions de dollars dans cette nouvelle société. De plus, il ne se retrouve pas seul puisque quelques ingénieurs d’Apple l’ont suivi.

En 1988, la société présente le “NeXT Computer”. Une machine en avance sur la concurrence, tout comme le Macintosh, pour l’époque. Pourtant, certains choix stratégiques s’avéreront mauvais et ne permettront pas aux ventes de décoller. En cause, un prix trop élevé.

Néanmoins, le cofondateur de la Pomme a conscience de la qualité de son produit et propose dès 1990, une seconde génération. Steve Jobs évoquera de cette manière le “premier ordinateur interpersonnel”, une machine qui remplacera l’ordinateur personnel.

Crédit : AP
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Pixar : l’animation au secours de l’entreprise

Steve Jobs décide en 1986 d’acheter “Graphics Group”, qui deviendra plus tard “Pixar”. Au départ, l’idée ne semble pas si bonne tant les résultats financiers de l’entreprise sont bas. Au point qu’elle passera plusieurs années dans le rouge… Cependant, si Pixar avait pour but de développer du matériel numérique, elle possède également une division dédiée à l’animation. Celle-ci remportera d’ailleurs un Oscar avec Tin Toy, un court métrage d’animation.

Le succès sur la scène internationale arrive enfin pour Pixar via la signature d’un contrat avec Walt Disney Pictures dans le but de réaliser des longs métrages. C’est ainsi que fut créé Toy Story (1995). Steve Jobs y est d’ailleurs crédité en tant que producteur délégué. La recette de 362 millions de dollars permet de véritablement lancer Pixar sur le marché de l’animation, au point que la société entrera en bourse. Ensuite, plusieurs autres films pointeront le bout de leur nez dans les salles obscures : 1001 pattes, Toy Story 2, Montres et Cie, Le Monde de Nemo, etc.

En 2006, Steve Jobs décide d’accepter l’offre de rachat de Disney : une transaction de 7.4 milliards de dollars. Il en sera toujours actionnaire et pas qu’un peu puisqu’il était, et de loin, l’actionnaire majoritaire de la firme.

pixar

Retour chez Apple et lancement de l’iPod

Steve Jobs retrouva un poste de directeur général chez Apple après avoir acheté des actions de la firme de Cupertino et avoir endossé le rôle de “conseiller”. L’entreprise améliora sa situation assez rapidement en développant de nouveaux appareils.

En effet, en 2001, Apple lève le voile sur l’iPod et iTunes. Il faudra attendre encore deux ans pour l’iTunes Store par contre. Mais ce n’est pas tout puisque des magasins Apple Store seront dévoilés aux Etats-Unis avant de s’exporter dans d’autres pays.

Crédit : AFP
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L’iPhone : entrée sur le marché des mobiles

Le 29 juin 2007, le téléphone d’Apple est présenté. Il s’agit ni plus ni moins du premier iPhone, un téléphone muni d’un écran tactile multi-touch “révolutionnaire” pour l’époque, qui transformera à tout jamais l’industrie du mobile. L’année suivante, l’App Store sera finalisé.

Crédit : AFP
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L’iPad : la philosophie “écran tactile”

En 2010, Steve Jobs dévoile une tablette numérique, c’est l’iPad. Ce dernier est aussi muni d’un écran tactile. Cette nouvelle machine s’accapara 62% du marché des tablettes pour l’année 2011.

Crédit : AFP
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Sa seule défaite…

Si l’on peut considérer que Steve Jobs soit parvenu, à chaque fois, à se relever de l’une ou l’autre mésaventure, il n’y a qu’un combat qu’il n’a pas réussi à remporter, c’est celui qui l’opposa à la maladie. Il ira jusqu’à démissionner de son poste chez Apple à cause de sa santé. Le 5 octobre 2011, le décès de Steve Jobs est confirmé par ses proches. Le créateur d’Apple s’en est allé. Mais l’histoire du groupe informatique se poursuit.