Ce dernier développement risque de déstabiliser les alliances passées par Lyft en Asie pour tenter de mieux concurrencer Uber.

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Le service de réservation de voiture avec chauffeur Lyft, principal rival américain d’Uber, a tenté ces derniers mois de trouver un acheteur, mais les nombreux groupes démarchés ont tous refusé, affirme vendredi le New York Times.

Le quotidien américain, qui dit s’appuyer sur une dizaine de sources ayant requis l’anonymat, cite une longue liste de groupes que Lyft aurait approchés sans succès, parmi lesquels le constructeur automobile General Motors, les poids lourds du secteur technologique Apple, Google et Amazon, ou encore Uber et son homologue chinois Didi Chuxing.

Les discussions les plus sérieuses auraient été menées avec GM, qui avait investi 500 millions de dollars dans Lyft en janvier. Le constructeur n’aurait toutefois jamais présenté d’offre écrite.

«On ne manque pas de rumeurs contradictoires dans le secteur, et nous ne les commentons pas», a réagi une porte-parole de Lyft interrogée par l’AFP.

Le New York Times cite le prix de Lyft comme l’une des raisons pour lesquelles il n’a pas réussi à se vendre. La société était évaluée à 5,5 milliards de dollars en janvier.

Mais cela illustre aussi la difficulté à opérer sur le marché concurrentiel et peu rentable de la réservation de voiture avec chauffeur.

Uber lui-même vient de jeter l’éponge en Chine, où il a revendu ses opérations à Didi en échange d’une participation de 20% dans la nouvelle entité.

Ce dernier développement risque en outre de déstabiliser les alliances passées par Lyft en Asie pour tenter de mieux concurrencer Uber: Lyft avait notamment conclu un partenariat avec Didi, ainsi qu’avec Ola en Inde et GrabTaxi en Asie du sud-est.

Avec AFP.