Ce matin, la ministre de l’Environnement annonçait les mesures prises pour le déploiement de la 4G à Bruxelles. Contactés par nos soins, les trois principaux opérateurs bruxellois se sont dits mitigés à la vue des annonces, pointant du doigt le manque de vue sur le long terme.

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Suite aux annonces faites ce matin par la ministre de l’Environnement, Evelyne Huitebroeck concernant la 4G, nous avons contacté les trois principaux opérateurs à Bruxelles (Proximus, Base et Mobistar) pour connaître leurs avis. Les déclarations vont toutes plus ou moins dans la même direction. Les opérateurs se disent satisfaits pour une vue sur le court terme, mais soulignent le manque d’évolutivité de la solution sur le long terme.

Du côté de chez Belgacom, on se dit satisfait, du moins comme une solution intermédiaire, “Ce n’est pas une proposition viable sur le long terme”, déclare Haroun Fenaux, porte-parole de l’opérateur qui concède néanmoins qu’il s’agit d’une première étape dans la bonne direction, “Cette première étape est un pas dans la bonne direction. Cela permettra à Belgacom de vraiment commencer à développer la 4G à Bruxelles. Pour cela il est impératif que le cadre juridique se développe vite.”, souligne-t-il. En revanche, M. Fenaux se montre moins optimiste sur l’arrivée de la 4G à Bruxelles pour début de l’année prochaine, en raison d’une installation qui risque de prendre un certain temps, “Nous avons besoin de 12 à 18 mois pour installer un parc suffisant d’antennes compatibles 4G”, poursuit-t’il, et de conclure, “En ce qui nous concerne, la 4G ne sera pas opérationnelle à Bruxelles avant 2015.”

Du côté de chez Mobistar, il semble encore un peu trop tôt pour réagir, « Nous avons eu connaissance assez tard de la proposition », déclare Patti Verdoodt, porte-parole de l’opérateur. Et à l’inverse de ce qu’a annoncé la ministre de l’Environnement, il semblerait que la décision n’ait pas été prise en concertation avec les opérateurs, “Il ne s’agit pas d’une décision prise en partenariat avec les opérateurs”, souligne-t-elle, et de conclure, « Nous avons pris acte de la proposition. Cependant, nous préférons l’analyser en profondeur pour nous exprimer sur le sujet. Il faut que la solution proposée soit viable sur le long terme et permette une meilleure qualité de service. Mais nous sommes satisfait de voir qu’il y a une volonté politique de débloquer le dossier ».

Enfin, Base explique par l’intermédiaire de Florence Muls, porte-parole de l’opérateur : « La proposition […] indique la volonté du politique de trouver une solution au problème de qualité du réseau à Bruxelles. Outre le fait que les opérateurs n’aient pas été concertés et que nous découvrons cette proposition, elle ne propose que certaines solutions pour l’implémentation d’un réseau de base en 4G sur le court terme à Bruxelles. Elle ne semble pas envisager les perspectives d’avenir et les évolutions technologiques. »

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