La future plateforme de streaming d’Apple cherche encore à se construire une identité. Une enquête menée par le Wall Street Journal indique que la Pomme ne chercherait pas trop à se mouiller question violence ou sexe. Apple veut produire des séries populaires, mais non subversives.

Cela fait maintenant plus d’un an qu’Apple a annoncé le développement de son propre service de streaming avec l’ambition de rivaliser avec Netflix ou Amazon Prime Video à coups de contenu exclusif et autres atouts intéressants. Le lancement se fait tardif, les acteurs du marché étant déjà bien implantés. Pourtant, ce n’est pas faute de moyens à disposition de la Pomme, mais plutôt un manque d’audace.

La plateforme de streaming d’Apple se cherche une identité mais veut éviter à tout prix la débauche de violence et d’érotisme à l’écran. La preuve en est cette série sur la vie de Dr Dre, la première produite pas Apple, qui n’emporte pas les faveurs du PDG Tim Cook, car “trop violente”. La série accuse donc d’un important retard, le principal intéressé n’étant pas satisfait par le récit de sa vie.

Même constat pour la série mettant Reese Whiterspoon et Jennifer Anniston en scène, le feuilleton a déjà été repoussé à cause de l’humour du scénario qui ne plaît pas à tous.

Sans un peu de culot, Apple peinera à décoller

Apple prend donc le chemin de séries lisses, certains collaborateurs parlant déjà de “version chère de la NBC“, la chaîne américaine produisant des séries grand public sans le moindre sursaut scénaristique capable de choquer les téléspectateurs.

L’ambition d’Apple de faire de son service de streaming le futur de la télévision semble un peu trop ambitieux face à ses rivaux qui ont rencontré leur succès grâce à des oeuvres bien plus téméraires telles que la série noire House of Cards pour Netflix ou encore de l’osée Transparent centrée sur le changement de sexe de son personnage principal.