Selon une étude universitaire, Google récupère une quantité nettement plus importante de données qu’Apple, que ce soit sur iPhone ou Android.

L’université Vanderbilt a publié une étude concernant la quantité de données récupérées par les deux géants américains. Datant du mois dernier, cette étude révèle que Google récupère dix fois plus d’informations qu’Apple. Des tests ont été effectués en utilisant un smartphone Android et un iPhone en suivant un certain protocole dans différentes conditions.

Le premier test a consisté à laisser les deux terminaux au repos pendant 24 heures, en ayant lancé comme unique application le navigateur par défaut des appareils.

Les résultats sont sans équivoque et les chiffres montrent que l’appareil Android a transféré une quantité importante de données aux serveurs de Google. Avec une moyenne de 40 contacts par heure cela correspond à 4,4 Mo en une journée et représente un volume de 130 Mo au bout d’un mois. L’iPhone de son côté a effectué 4 fois moins de transmissions aux serveurs d’Apple avec un volume de données qui est 7 fois moins élevé.

Au-delà de la quantité, il faut rester attentif à la nature des données transmises. Prenons pour exemple la position géographique : alors que cette information est transmise environ 14 fois par heure sur terminal Android, Apple ne se permet pas de récupérer cette donnée lors de l’absence d’interactions de la part de l’utilisateur.

 

Le second test simulant un usage normal est encore plus éloquent, avec la même limitation d’applications propres à chaque écosystème (excluant par exemple YouTube sur iPhone).

Google se permet de récupérer beaucoup plus de données lorsque l’utilisateur est actif notamment lors d’une navigation sur internet. Alors que l’on peut observer une augmentation 3 à 4 fois plus importante sur Android, ces chiffres sont encore plus élevés sur iPhone, avec un nombre de connexions multiplié par 70 et un volume 7,5 fois plus important. Ceci s’expliquant notamment par l’omniprésence des plates-formes publicitaires de Google et qui sont incontournables dans le domaine.

Bien que l’on puisse observer qu’Apple récupère un peu plus de données dans ces mêmes conditions, la différence de politique en matière de collecte de données personnelles est bel et bien visible, Apple se limitant au minimum alors que Google essaye de son côté d’en récolter le maximum.

Il est à noter que ces tests ont été effectués sous Android 6.0 et que les mises à jour du système d’exploitation de Google ont fort heureusement amélioré la confidentialité des données et réduit l’envoi d’informations personnelles depuis. Il serait intéressant d’observer les résultats d’un test opposant la version 8.1 face à iOS 12.