Le vice-président des services logiciels et Internet d’Apple, Eddy Cue, laisse l’image d’un homme sympathique et respecté. Hors, il semblerait qu’en coulisses, tout ne soit pas si rose. Le journal The Information a brossé un portrait peu flatteur de l’homme.

La description commence par une facette inattendue d’Eddy Cue. Lors de réunions, il lui arriverait fréquemment de ne plus dire un mot avant de renverser sa tête en arrière. Ses collègues se demandent alors “s’il regarde le plafond ou s’il dort”. Vraisemblablement, il est bien dans les bras de Morphée puisqu’un employé témoigne avoir entendu des ronflements à au moins deux reprises.

Le vice-président ne démontre pas non plus une grande motivation dans certaines de ses tâches. Après avoir pris en charge Siri, celui-ci ne semble plus s’y intéresser. Alors que des membres de l’équipe de l’assistant personnel lui présentaient des données au sujet de Siri, Eddy Cue semblait passablement lassé.

Un homme inerte

Eddy Cue n’aurait pas non plus la réputation d’être un fin décideur parmi ses collaborateurs. Il aurait rechigné à travailler sur les streaming musical et vidéo. Le laisser-couler impose aujourd’hui Apple à investir massivement pour rattraper son retard sur ses principaux concurrents, Netflix, Amazon et Spotify.

Après l’acquisition de la marque Beats par Apple, l’équipe chargée de mener Apple Music à bien n’a reçu aucune directive. La tâche qui incombait à Eddy Cue était justement de guider le navire et coordonner la création du nouveau service de streaming. Sans direction, les employés de cette section, un mix entre collaborateurs d’iTunes et de Beats, se tapaient littéralement dessus pendant le développement d’Apple Music.

Déchargé de ses responsbilités

Eddy Cue se tenait à l’écart de ce genre de conflit. Un autre cadre de l’entreprise disait de lui qu’un “de ses défauts comme manager est qu’il n’ira pas jouer le médiateur entre deux factions adverses. S’il y avait des conflits ou des tensions entre groupes, Eddy ne voulait pas s’impliquer“.

À la tête de nombreux projets, il ne prenait finalement le temps pour aucun projet. C’est d’ailleurs pourquoi Apple l’a démis de la tête de Siri, repris en main par Craigh Federighi en septembre dernier. L’homme n’est toute fois pas tout noir, on lui doit notamment des réussites telles que la mise en place de l’iTunes Store.

Eddy Cue n’a d’ailleurs pas réagi à ce sombre portrait qui ne se base finalement que sur les témoignages de ses collègues. Le dirigeant n’est peut-être pas l’homme dynamique que l’on imagine, mais rien ne prouve nonplus qu’il ne soit la larve décrite par ces lignes.