À son retour de Suisse, une jeune femme a vécu une mésaventure avec son iPhone à l’aéroport. La police des frontières américaines, US Customs and Border Protection, lui a confisqué son smartphone.

L’Américaine Rejhane Lazoja a porté plainte contre les forces de l’ordre en charge de la protection des frontières américaines pour saisie et fouille illégales de son iPhone. La jeune femme revenait d’un séjour en Suisse lorsque les agents lui ont demandé de déverrouiller son smartphone à son arrivée à l’aéroport de Newark. Une demande à laquelle la jeune femme n’a pas voulu répondre. En réaction, les agents de la police auraient confisqué son iPhone face à son refus d’obtempérer.

Il lui aura fallu plus de trois mois à Rejhane Lazoja avant de pouvoir récupérer son smartphone. La jeune femme a voulu connaitre les raisons de cette confiscation, mais sans réponse de la part des agents des frontières.

Durant ces 120 jours, les forces de l’ordre ont pu avoir tout le temps de forcer l’accès à ses données personnelles. La police n’ayant pas affirmé ou infirmé que les données de son téléphone ont été copiées ou non et si cette copie a été supprimée ou non après avoir rendu son iPhone à la jeune femme.

La jeune femme poursuit donc en justice les agents qui lui ont confisqué son téléphone qui, selon elle, n’avaient pas de raisons manifestes ni de mandat pour saisir et accéder au smartphone, comme le veut le droit américain.

Un représentant de la police des frontières a déclaré, auprès de CNet, qu’il ne faisait pas de commentaire sur les litiges en cours, mais que les recherches sur les appareils électroniques faisaient partie des efforts pour sécuriser les frontières américaines.

“Les perquisitions d’appareils électroniques à la frontière font souvent partie intégrante de la détermination des intentions d’un individu lors de son entrée et fournissent des informations supplémentaires concernant les déterminations de recevabilité en vertu des lois sur l’immigration”, a commenté le représentant en question, “Ils sont essentiels à la détection d’éléments de preuve relatifs au terrorisme et à d’autres questions de sécurité nationale “.

Pour l’instant, l’affaire est étudiée par la justice américaine qui doit déterminer les circonstances exactes de l’affaire. Reste à espérer que cela soit un cas isolé.