Le franchissement du seuil symbolique des 1000 milliards de dollars de capitalisation boursière d’Apple n’est passé inaperçu pour personne. Particulièrement pas pour la Chine, dont la presse est en attente de reconnaissance de la part de la Pomme.

Sa première place sur le podium des entreprises, la firme californienne ne le doit pas qu’à elle-même. Ses partenaires et sous-traitants sont des pierres qui permettent à l’édifice de titiller les sommets; des entreprises fiables et une main-d’oeuvre bon marché sur lesquelles Apple peut compter.

Sur le sol chinois, Apple se porte à merveille

Et ça, la presse chinoise aime à le rappeler, réclamant de Cupertino un partage de ses bénéfices avec le peuple de Chine. D’un côté, le succès d’Apple en territoire chinois avec un deuxième trimestre clôturé à 9,6 milliards de dollars de chiffre d’affaire (+19% par rapport à 2017). De l’autre, des entreprises chinoises en perte, engluées dans un conflit commercial initié par les États-Unis.

Le succès accrocheur obtenu sur le marché chinois peut provoquer un sentiment nationaliste si les mesures protectionnistes récemment adoptées par le président américain Donald Trump frappent durement les entreprises chinoises“, estime le People’s Daily.

Tout le monde veut y gagner

La Chine est le marché étranger le plus important pour Apple, rappelle le journal, et de loin. Si l’entreprise n’est pas responsable d’une politique menée par l’homme qui dirige son pays, elle en tire malgré tout profit et pourrait devenir le détonateur de la colère qui gronde parmi le peuple chinois.

Malgré l’omniprésence des fabricants chinois tout au long de la chaîne des iPhone, iPad et autres produits de la marque, seuls 1,8% des profits générés par les ventes de l’iPhone atterrissent dans les poches de ces entreprises. Si bouter Apple hors de Chine serait un mauvais calcul pour tous, le journal en appelle à la marque à “faire plus pour partager le gâteau économique avec les Chinois locaux“.