Et les terminaux soulèvent de grandes questions sur la sécurité dont ils font l’objet.

Crédit photo : AFP.
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Être président oui, mais sans les contraintes qui vont avec la fonction. C’est plus ou moins l’impasse dans laquelle se trouve Donald Trump, à la tête des Etats-Unis depuis janvier 2017. Le président américain possède en effet au moins deux téléphones distincts et refuse de les faire changer tous les 30 jours comme le stipule le protocole, simplement parce qu’il ne juge pas ça pratique.

Le site d’information Politico rapporte que Donald Trump n’aurait pas fait inspecter son téléphone par les experts en sécurité de la Maison Blanche pendant plus de cinq mois, créant un vent de panique dans l’opinion publique. Bien que les puces GPS soient désactivées sur les deux iPhone, ils disposent tout de même de multiples points d’entrées pour les hackers. Le premier téléphone ne sert que pour les appels, mais contrairement à l’appareil qu’utilisait son prédécesseur Barack Obama, il est équipé d’une caméra active, qui peut donc être piratée. Le président s’en sert en outre pour passer parfois des appels d’ordre privé, ce qui est normalement fortement déconseillé.

Quant au deuxième téléphone, il comporte quelques applications de médias pour recevoir les nouvelles et il est bien évidemment équipé de Twitter. Pour rappel, le réseau social frappé de l’oiseau bleu est le moyen de communication préféré de Donald Trump, qui ne peut pas s’en passer. De plus en plus de personnes de la sphère politiques américaine s’inquiètent du désintérêt de Trump pour la sécurité de ses téléphones alors que les relations avec la Chine et la Russie sont très tendues. Ces deux pays se sont en effet déjà rendus coupables d’espionnage et beaucoup craignent pour la sécurité du pays alors que le débat est houleux.