En Floride, deux détectives se sont rendus dans un funérarium pour tenter de déverrouiller le smartphone d’un suspect à l’aide de ses empreintes digitales.

Crédit photo : DR
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Afin d’obtenir des informations dans le cadre d’une enquête (notamment dans des affaires liées à la drogue), la police américaine est en droit d’utiliser les empreintes digitales de personnes décédées afin de déverrouiller leurs smartphones. Mais si la démarche est tout à fait légale, est-elle pour autant appropriée?

Le cas rapporté par le site Tampa Bay Times, qui s’est déroulé en Floride, soulève la question. Après avoir abattu Linus F. Phillip qui tentait de s’échapper après une altercation (l’homme était suspecté de posséder de la marijuana), des policiers, munis de son smartphone, se sont rendus au funérarium où reposait le corps afin d’utiliser ses empreintes digitales pour déverrouiller l’appareil.

La personne décédée ne jouissant plus du droit à la vie privée, les policiers n’ont pas eu besoin d’autorisation ni de mandat. Néanmoins, cela est une méthode pour le moins macabre et perturbante pour les membres de la famille du défunt. La fiancée de la victime a d’ailleurs trouvé cela “irrespectueux”. Selon plusieurs experts, cette méthode devrait être davantage légiférée ou en tous cas se faire avec dignité. L’obligation de posséder une autorisation et d’avoir l’accord de la famille quant à la manipulation d’un corps pour déverrouiller un téléphone devrait s’appliquer. Pour l’instant, cette démarche étant encore assez récente, cela n’est pas obligatoire. En outre, dans le cas de Linus F. Phillip, la tentative de déverrouillage effectuée par les policiers a été infructueuse.