Depuis l’affaire du tueur de San Bernardino en 2016, le FBI a un dent contre Apple.

Crédit photo: AFP
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Suite à la tuerie de San Bernardino (Californie) qui avait fait 14 victimes en décembre 2016, le FBI s’était offert les services de hackers afin de débloquer l’iPhone 5C utilisé par l’un des auteurs de l’attentat. Apple avait refusé à l’époque de forcer l’accès au téléphone, invoquant le motif de la protection des données personnelles. Le FBI était toutefois parvenu à finalement décrypter l’iPhone sans l’aide de la firme de Cupertino.

Depuis, il semblerait que le Bureau fédéral d’enquête ne porte pas Apple dans son cœur. L’un de ses experts, Stephen Flatley, a dénoncé les pratique de la firme en matière de protection de ses appareils lors d’une conférence sur la cybersécurité qui s’est tenue à New York plus tôt dans la semaine.

Le média Motherboard précise qu’il a pointé du doigt le renforcement de la sécurité du mot de passe, le temps nécessaire pour “craquer” un mot de passe exigeant désormais deux mois au lieu de deux jours, selon lui. “À partir de quand est-il juste d’améliorer les choses, et à quel moment est-ce simplement pour empêcher l’application de la loi ?”, a-t-il interrogé avant de déclarer tout bonnement qu’“Apple est assez doué pour faire des choses dignes d’un génie du mal”. Il a même utilisé le mot “jerks” (crétins) à leur égard.

Des mots forts qui prouvent bien la rancœur du FBI envers Apple depuis cette triste affaire.