Apple va développer sa propre puce de gestion de l’alimentation

Par posté le 2 décembre 2017

La marque à la pomme veut de moins en moins dépendre de ses fournisseurs.

Crédit photo : AFP.

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Petite révolution dans le mode de fabrication de l’iPhone. Le très informé site Nikkei Asian Review rapporte qu’Apple est en bonne voie pour développer ses propres puces de gestion de l’alimentation, une tâche qu’elle délègue actuellement à un sous-traitant. Cela peut paraître anodin, mais le fait que la marque construise elle-même ses propres composants pourrait bien changer beaucoup de choses.

Comme son nom l’indique, la puce de gestion de l’alimentation coordonne la façon dont l’énergie de la batterie est délivrée au téléphone. Cela inclus donc la consommation d’énergie mais également la charge. Si Apple conçoit son composant, cela pourrait l’aider à faire une meilleure adéquation hardware/software et potentiellement proposer une meilleure autonomie pour son appareil, un point noir récurrent sur les iPhone.

Cette stratégie d’Apple de se séparer un à un de ses sous-traitants n’est pas nouvelle. Avec l’iPhone 8, la marque a en effet introduit un nouveau processeur graphique intégré à son processeur A11 Bionic. Ainsi, elle s’est déjà séparée de l’Anglais Imagination Technologies, qui ne fournira plus aucun chipset graphique pour Apple dans moins de deux ans.

Les sous-traitants dans la tourmente

Développer de plus en plus de hardware en interne n’est évidemment pas sans conséquence sur l’économie du secteur. Plus tôt dans l’année, Imagination Technologies avait déjà dû se vendre à Canyon Bridge, un fond d’investissement soutenu par le gouvernement chinois, à la suite de la décision d’Apple. Et il en va de même pour Dialog Semiconductor, le concepteur de la puce de gestion de l’alimentation des actuels iPhone. Avec l’annonce de la firme de Cupertino de produire ses propres puces dès l’année prochaine, l’action de Dialog a plongé de 19 % en bourse.

En 2016, 74 % des revenus de Dialog provenaient d’Apple pour la fabrication des puces de gestion de l’alimentation, pour les iPhone, iPad et Apple Watch. Nul besoin d’être un pro de l’économie pour comprendre que le fabricant aura du mal à se remettre de cette séparation. Paradoxalement, Apple ne construit pas elle-même les puces qu’elle développe. C’est Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. (TSMC) qui s’en occupe. L’entreprise fabriquait déjà les puces de Dialog et il se murmure qu’elle continuera à produire les nouvelles puces conçues en interne par Apple. Du coup, la marque californienne devrait compter pour près de 20 % du chiffre d’affaire de TSMC dans les années à venir, en étant son premier client.

Un commentaire

  1. nks_

    3 décembre 2017 at 23 h 06 min

    “Si Apple conçoit son composant, cela pourrait l’aider à faire une meilleure adéquation hardware/software”
    Bullshit. Apple utilise des processeurs intel pour ses ordinateurs, a utilisé des samsung pendant tout un temps pour ses téléphones, utilise des GPU amd, écrans samsung/LG, de la ram Kingston/hynix, carte audio realtek, disques western digital et on en passe. Le tout rebrandé évidemment.
    Il n’y a pas de différence dans l’adéquation hard/software entre Apple, Acer, Asus ou encore HP. Tous utilisent des composants d’autres marques.
    Source? Démontage d’appareils.

    L’adéquation hard/software, c’est juste un argument de vente bidon, tout comme la sécurité.
    D’autres s’en sortent mieux en devant assurer la compatibilité avec des milliers de pièces différentes.

    L’argument officieux est plus simple : moins de royalties, plus de contrôle de ce qui peut rester compatible ou doit être renouvelé toutes les x années.

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