iphone-jailbreak

Avec l’arrivée de la dernière solution de jailbreak – concotée par la Dev Team -, une recrudescence de “craquage” de l’iPhone est véritablement mise en place à nouveau. D’anciens utilisateurs accompagnés de nouveaux utilisateurs de l’iPhone n’ont pas hésité à “craquer” leurs engin afin de disposer de fonctionnalités  – prohibées sur l’App Store -, dont celle de pouvoir télécharger illégalement des applications payantes via notamment le système Hackulous.

Sans rentrer dans les détails, ce système – détourné – permet de télécharger des applications payantes – et donc piratées – via un site Internet ou directement depuis une application dédiée à ce service que l’on ne retrouve bien évidemment pas sur l’App Store d’Apple mais plutôt sur Cydia, cette sorte d’App Store “non-officiel” qui regroupe un tas d’applications non désirées par la firme de Cupertino.

Pour en revenir au piratage,  le co-fondateur du site Hackulous – répondant au pseudo de Dissident – s’est exprimé récemment sur la mise en place de son système. Selon lui, pirater une application iPhone ne ternit en rien l’image du jailbreak (récemment déclaré comme étant légal par le congrès américain). Ce dernier insiste plutôt sur les services rendus aux trois millions d’utilisateurs, qui utilisent ce service et les impacts qu’ils peuvent générer.

Dissident s’explique :

Il y a trois catégories de personnes qui utilisent des applications piratées. La première catégorie concerne les personnes qui ne peuvent tout simplement pas se permettre d’acheter les applications comme par exemple les adolescents en manque d’argent et disposant de beaucoup de temps libres. La seconde catégorie concerne ceux qui ont les moyens d’acheter les applications … mais pas le désir. La troisième catégorie concerne les personnes qui souhaitent tester avant de vouloir acheter, ce que ne permettent pas de nombreux développeurs en ne proposant pas des versions d’essai de leurs applications.

Les pertes de revenus engendrés par ces pirates sont surévaluées par les développeurs et sociétés éditrices d’applications dans le sens où ces utilisateurs (des deux premières catégories) n’ont de toutes façons jamais eu l’intention ou la capacité d’acheter des applications, ils souhaitent simplement pouvoir disposer de n’importes quelles applications, qui peuvent leurs fournir un certain niveau de divertissement, sans à se poser trop de question sur la manière dont ils vont se les procurer. Concernant la troisième catégorie de pirates, le système mis en place actuellement est mal conçu car il ne permet pas de remboursement en cas de non-satisfaction de l’achat. Les utilisateurs trouvent donc des moyens détournés de pouvoir tester les applications avant de se décider.

Les développeurs et sociétés éditrices de ces applications ont beaucoup moins à perdre que ce qu’ils croient et peuvent même en tirer un certain profit. En effet, le piratage permet également d’exposer une application massivement à l’instar du piratage de la musique qui permis à certains artistes de se faire découvrir et pour les plus connus de pouvoir profiter d’une certaine auto-promotion.

Sans compter que le fait que ces mêmes personnes qui piratent les applications seront certainement susceptibles de vouloir acheter d’autres appareils de la même marque ainsi que de nombreux accessoires. Ces personnes aident plus Apple qu’ils ne lui causent du tort.

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